Selon le centre national des ouragans basé aux États-Unis (National Hurricane Center), l'ouragan Earl est maintenant classé dans la catégorie 4, ce qui en fait le deuxième ouragan majeur de la saison. La tempête est accompagnée de vents de plus de 215 km (135 mph) et devrait conserver cette force à l'approche de la côte Est américaine. Les spécialistes du National Hurricane Center ne sont pas encore certains sur la destination de l’ouragan, mais les chances sont d’environ 25 % pour que celle-ci touche terre en Caroline du Nord d'ici la fin de la semaine.
L'effet de l’ouragan Earl sur l'aviation générale pourrait être important. Selon les modèles météorologiques actuels, les effets de la tempête seront ressentis sur la côte Est, touchant la majorité des états de la Floride en passant par le Maine et la Nouvelle-Écosse au Canada. Même si l'ouragan ne touche pas terre, les perturbations pour les compagnies aériennes du pays et les vols d'aviation générale seront assurément perturbées.
La plus grande menace pour l'aviation générale concernant les ouragans est le vent. Les avions attachés peuvent se libérer de leurs attaches, et être projetés sur d’autres aéronefs et structures. Lorsqu’un ouragan atteint les catégories 4 ou 5, même des avions à l’abri dans des hangars peuvent être endommagés et les hangars eux-mêmes ne peuvent garantir qu’ils résisteront à la force des vents violents.
Pour les aéroports près de la côte ou à proximité de voies navigables, les vents et les fortes pluies peuvent aussi entraîner la destruction des infrastructures. De plus, les avions ayant été inondés sont aussi à risque puisque la corrosion qui s’en suit les rend parfois inutilisables.
L’automne est souvent le moment propice pour les ouragans tropicaux. Ceux-ci suivent généralement le littoral de la côte est et affectent parfois des milliers de kilomètres de terre. Ils peuvent aussi entraîner des effets négatifs évidents sur tous les aspects de l'aviation et doivent être surveillés de près par toute personne ayant des intérêts dans le domaine de l'aviation. Il est dans le meilleur intérêt des pilotes et des sociétés impliqué dans l'aviation générale de surveiller la situation sur une base constante et commencer à formuler des plans pour évacuer leur aéronef et équipement s’il y a lieu.