Le XB-70 Valkyrie est un bombardier supersonique américain qui a marqué l'histoire de l'aviation au début des années 60. Il fut construit par North American. Voici un court résumé de son histoire.
Début des années 50, lors de la guerre froide, l’armée américaine utilisait des bombardiers stratégiques à long rayon d'action capables de survoler le territoire de l’Union soviétique sans escale à partir des États-Unis. C’est dans ce contexte que le programme du XB-70 Valkyrie est né. Au début, le premier appareil qualifié pour cette tâche était le Boeing B-52 Stratofortress. Néanmoins, vu les progrès effectués par les chasseurs et les missiles sol-air soviétiques, il fallait trouver une solution pour un bombardier capable de voler plus vite et surtout plus haut. Dans ce genre de tâche le B-52 devenait inutile, car trop lent.
Un cahier de charges fut donc élaboré à partir de mars 1953 pour développer un bombardier stratégique à long rayon d'action capable de remplir ce genre de mission. Cependant, c’est seulement en 1957 que l’US Air Force présenta un cahier de charge définitif. L’avion devait être capable de voler à une vitesse de croisière de Mach 3 (3 fois la vitesse du son), avoir un plafond opérationnel de 22 860 mètres (plus de 70,000 pieds) et une autonomie minimale de 9 650 km (32,000 milles nautiques).
Finalement à cause de la complexité du projet et du défi technologique que celui-ci représentait, un consortium composé de constructeurs comme North American, Boeing, Lockheed, General Electric, etc. fut formé pour construire le premier prototype.
Le nouveau bombardier était doté de six Turboréacteurs General Electric (YJ93-GE-3) et comportait plusieurs innovations technologiques importantes comme par exemple des entrées d'air à géométrie variable commandées automatiquement et un empennage canard destiné à réduire la traînée. Aussi, le bombardier était équipé de capsules de survie éjectables, ce qui permettait aux pilotes et à leurs copilotes de s'éjecter à grande vitesse.
Le premier vol du XB-70 eut lieu le 21 septembre 1964. Il était capable de voler à Mach 2,3, vitesse suffisante pour que la chaleur provoquée par le frottement de l'air soit la source de problèmes techniques. En effet, sa peinture de revêtement s'écaillait, et des fuites de carburant apparaissaient à cause de la déformation des réservoirs.