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Militaires

Le SR-71 blackbird, un avion aux performances extrêmes.

Ce furtif ultra-rapide émerveilla les passionnés de l’aviation des décades qui suivirent 1960. Photo: US Army

De par sa taille impressionnante, de par ses traits physiques le caractérisant ainsi que de ses performances qui sortent de l’ordinaire, le furtif émerveilla les passionnés de l’aviation des décades qui suivirent 1960. Il fut surnommé à l’époque le Hubu (serpent noir venimeux du Japon) par ses pilotes qui, en quête de progrès technologique, essayèrent de l’apprivoiser. La bête servit durant plusieurs années l’armée américaine, principalement à la marine (US Navy) mais initialement il fut conçu pour servir et combler les besoins de la CIA.

Photo: Alphasim

L’appareil était en faite un dérivé du A-12 de constructeur Lockheed. Le A-12 pouvait dépasser Mach 3.35, mais n’était pas très furtif.  Par conséquent, la CIA désirait un avion véritablement furtif. De plus, il fallait que l’avion soit capable de voler très haut.  Le U-2 ne répondant plus au besoin en terme de performances. Lockheed a donc procédé à un affinement complet de l’avion et a modifié la forme et l’angle des  entrées d’air. Il y a eu bien sûr d’autres modifications, mais cela a nettement contribué à diminuer la signature radar.

Photo: Un U-2 de la US Air Force

Cet oiseau se nomma finalement le Lockheed SR-71 Blackbird. De titanium vêtu, il aida grandement les États-Unis lors de la guerre froide contre l’URSS, qui, sans s’en douter, livrait du titanium au constructeur Américain Lockheed pour construire ce genre d’appareils d’espionnage volant. Propulsé par deux engins Pratt & Whitney J58 (JT11D-20A) de type turbostatoréacteur avec postcombustion, le Blackbird pouvait atteindre des vitesses de pointe frôlant les 3 500 km/h ( Mach 3.5 ) soit 3 fois et demie la vitesse du son! De plus, il pouvait grimper à plus de 85 000 pieds. Il fut littéralement un avion impressionnant de par ses performances extraordinaires.

Photo: Un cockpit de Blackbird par Nick Kirokos

Bien qu’il pût atteindre facilement sa vitesse de croisière maximum (3 528.56 km/h), les pilotes du Blackbird se contentèrent d’une vitesse moyennant les 2 400 km/h. La principale utilité du SR-71 était à des fins de surveillance et d’espionnage photographique. Ainsi, à la fin de la Guerre froide, ayant photographié tous les sites secrets de l’URSS,  le furtif  avait évité plus de 2 500 missiles soviétiques. Aucun d’eux ne l’atteignit. En effet, les missiles russes étaient incapables d’atteindre plus de 2 fois kla vitesse du son soit 2 000 km/h, et le SR 71 ne descendant jamais en bas de cette vitesse extrême! Bref, il était impossible de l’intercepter!

Le programme du SR-71 Blackbird se termina en 1990, 26 ans après son vol initial survenu en 1964. Cependant, le programme fut repris par la Nasa en 1995. Le Congrès américain octroya donc 100 millions de dollars américains supplémentaires pour la remise en service de trois appareils.  En 1998, l’appareil fut définitivement retiré de service.
De nos jours, il ne reste que vingt SR 71 Blackbird en état de vol, et ceux-ci sont éparpillés un peu partout à travers l’Amérique. La suite du programme  Blackbird quant à lui fut marquée par la militarisation du Northrop B-2 Spirit.  On transforma donc le concept d’avion-espion en concept d’avion bombardier. En effet, le développement des satellites rendu le concept de l’avion-espion obsolète. Nous parlerons donc du B-2 dans un prochain texte.

Photo: Un B-2 de la US Air Force

Pour une liste de sites traitant du SR-71 c’est ici; http://www.wvi.com/~sr71webmaster/srindex.html

 

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