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Blogue de l'instructeur

L’école pour devenir pilote professionnel.

Vous êtes prêt à foncer et à réaliser votre rêve ? Photo: CQFA

Vous êtes prêt à foncer et à réaliser votre rêve ? Excellent. La prochaine étape est évidemment de trouver une école d’enseignement adapté à vos besoins et à vos moyens.



Vous avez trois options : école privée, école publique ou l’armée. Cette dernière voie m’étant moins familière, je ne m’y attarderai pas. Je vous conseille de prendre de l’information au centre de recrutement le plus proche si cela vous intéresse.

Pour la première option, vous avez le choix parmi une multitude d’écoles privées qui offre des formations de très bonne qualité en pilotage d’aéronef. Vous trouverez des conseils sur le site de Transport Canada pour trouver la bonne école dans votre secteur au http://www.tc.gc.ca/fra/aviationcivile/normes/generale-formation-selectufp-menu-3410.htm.

Une formation complète pour devenir un pilote professionnel peut coûter de 40 000 à 50 000 dollars. Cependant, si vous y mettez le temps, vous pourrez la compléter en moins d’un an et demi. En outre, certaines de ces écoles embauchent une partie de leurs finissants pour des emplois d’été (patrouille de feu entre autres). Ce travail ne remboursera pas vos frais (loin de là), mais vous permettra tout de même de monter vos heures plus rapidement. De plus, à moins de demeurer en région éloignée, vous aurez probablement la possibilité de rester chez vos parents pendant votre formation, ce qui vous évitera des frais de subsistance considérable.

Photo: Jean-Pierre Bonin

La deuxième option est beaucoup moins dispendieuse, mais plus longue et surtout difficile d’accès.  Il s’agit du Centre Québécois de Formation Aéronautique (CQFA) à St-Honoré http://cqfa.cegep-chicoutimi.qc.ca/public/accueil.html . Cette école fait partie du cégep de Chicoutimi. Le cours est d’une durée de trois ans. Vous aurez donc à réussir tous les cours de cégep propre à n’importe quel programme (littérature, math, philosophie, etc.) afin d’obtenir votre diplôme.

L’école d’aviation elle-même est située sur l’aéroport de Saint-Honoré. Moderne, spacieuse et bien aménagée, cette école met à la disposition de ses étudiants une flotte d’appareils de très bonne qualité, ainsi que des simulateurs de dernière génération. À la fin de votre deuxième année, vous aurez à faire votre choix de carrière parmi les trois options proposées : pilote de ligne, de brousse ou d’hélicoptère.

La formation dispensée est en général excellente. Trois petits bémols cependant, on ne touche pas aux avions avant le début de la deuxième année ; vous n’êtes pas sûr à 100 % d’avoir l’option que vous désirez (les candidats en brousse étant limité à dix, et hélicoptère à cinq) ; et il y beaucoup de pression.

L’étudiant se doit de réussir les étapes dans le temps donné. Par exemple, dans une école privée, vous pouvez prendre quinze, vingt ou peut-être même trente heures de vol avant de faire votre premier solo. Comme c’est vous qui payez, l’instructeur est à votre service. Au CQFA, si vous n’êtes pas prêt pour votre solo après les quinze heures réglementaires, on vous accordera une prolongation de deux ou trois heures, mais c’est tout. Si cela ne marche toujours pas, vous risquez fort d’être exclu, et vous aurez « perdu » un an.

De plus, comme on peut s’y attendre, cette école est très contingentée. Ils peuvent recevoir jusqu’à 450 demandes annuellement, alors qu’ils ne prennent que 40 étudiants. Pour être admis, il faut suivre un long processus de sélection en trois étapes (#1 : résultat scolaire ; #2 : examens écrits ; #3 : examen médical, test sur simulateur, entrevue).

Même si le faible taux d’admission peut vous décourager, n’hésitez pas à tenter votre chance si vous le souhaitez. Ne faites pas l’erreur de dire : « c’est inutile, je ne serai pas admis c’est certain ». Dites-vous que ceux qui sont choisis ont probablement eu cette pensée à un moment ou à un autre, ce qui ne les a pas empêchés de poser leur candidature et d’être sélectionnés.

Que ce soit au CQFA ou dans une école privée, la formation en pilotage sera en gros la même et vous aurez approximativement le même nombre d’heures de vol ; soit 260. Pour ma part, j’ai eu la chance d’être admis au CQFA, sans lequel je n’aurais probablement pas choisi cette carrière (par simple manque d’argent). Toutefois, la plupart des écoles privées offrent maintenant des programmes de financement intéressants. De plus, comme vous décidez vous-même de votre horaire, vous aurez sans doute le temps de travailler à temps partiel, ce qui peut payer une partie de votre formation.

Quelle que soit l’option que vous envisagez, il faut prendre le temps de bien s’informer et surtout ne pas hésiter à poser des questions.

Bonne recherche!

Par Frédéric Veilleux

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