Construire un simulateur maintenant avec l’aide d’un spécialiste (2e partie).

par Ciel Québécois

13 mai 2011

Voici toutes les étapes pour construire vous-même votre cockpit d’avion monomoteur. Photo: Jean Sylvestre

Maintenant que nous avons les éléments du tableau de bord, sujet de la chronique de vendredi passé, nous allons installer la manette de réglage des gaz ainsi que le module radio et le module des interrupteurs nécessaire au démarrage et à la plupart des fonctions essentielles d’un aéronef virtuel. J’en profite ici pour vous faire part de mes impressions sur chacun des éléments du produit de la compagnie Saitek que j’utiliserai dans ce projet.

Avant toute chose, j’ai pris soin d’appliquer deux couches de peinture de type alquide noire mât sur le tableau bord et sur la tablette qui le supporte. Je reviens sur le fait que vous devez boulonner l’ensemble de ces modules sur une table assez robuste si vous utilisez un téléviseur de quarante-six pouces. Les petits boulons qui sont fournis avec le module Saitek sont trop courts pour notre application, il vous faudra donc vous en procurer des plus longs pour venir fixer ce joujou à votre tableau de bord.

Voici donc la manette des gaz de la compagnie Saitek. Celle-ci est fabriquée avec du plastique résistant et est doté d’un design sobre, mais très approprié à la plupart des fonctions de base du pilotage virtuel. Ce module propose différentes options d’installation. Les pinces d’installations s’adaptent à toutes formes de bureau et la possibilité de fixer ceux-ci par l’arrière rend son installation facile pour tous utilisateurs. Cela est le cas pour notre projet.

La manette est composée de trois leviers. Ceux-ci sont assignables par défaut à des axes différents de votre aéronef. Vous avez donc le choix du rôle qui jouera dans votre cockpit.  Suivant la règle générale; la première de gauche (noir) devrait gérer la puissance des gaz (Throtle), la suivante (bleu) le pas de l’hélice (Pitch), et la dernière de droite (rouge) le mélange du carburant (Mixture). Veuillez noter que lorsque ces manettes sont abaissées au plus bas de leurs courses, elles peuvent activer une autre fonction par exemple les inverseurs de poussé (reverse trust) sur le premier, puis la coupure d’alimentation (Mixture cut off) sur la seconde et finalement le pas inversé (reverse pitch) pour la dernière. Je ne saurais oublier les trois autres boutons à deux fonctions placés sous les leviers qui peuvent être aussi assignés à d’autres fonctions comme par exemple gérer les fonctions principales du GPS ou le frein à main.

Il est à noter que je n’utilise PAS le pilote (le driver) de la compagnie Saitek fourni avec le produit, et ce, pour AUCUN de leurs produits. Effectivement, je préfère laisser Windows  reconnaître les différents éléments et leur donner les assignations à l’aide de Flight Simulator. Les pilotes de Saitek laissent des résidus dans la base de registre de Windows et il est très difficile pour un non-initié d’aller modifier ceux-ci par la suite. Par ailleurs, je vous donnerai dans une prochaine chronique un lien vers un petit logiciel qui fait des merveilles pour certains modules vendus par Saitek que nous utiliserons dans ce projet.

Bref, notre manette des gaz (Saitek Throtle quadrant) fonctionne merveilleusement sur FSX et FS9, ainsi que sur Windows de toutes générations. Les petits potentiomètres utilisés dans sa fabrication ne sont pas de haut niveau, mais très convenables pour une application grand public. Somme toute, l’ensemble représente un excellent rapport qualité-prix de par sa facilité d’adaptations aux différentes configurations. Le produit est fiable et son prix est très abordable. Il s’agit, je vous le rappelle, d’un produit vendu séparément, donc qui possède sa propre prise USB.

Pour ceux qui se demande pourquoi je n’utilise pas les autres éléments de Saitek comme le volant (le yoke) et les palonniers, la réponse est tout simplement que je possédais déjà avant de commencer ce projet un yoke et des palonniers de la compagnie CH.

Je vous montre trois photos de ce petit bidule, une photo du modèle lorsqu’il sort de la boite, un autre avec les étiquettes que j’ai installées pour celui que nous utilisons pour notre projet et un autre modifié pour un autre projet, représentant une configuration hélicoptère puisqu’il sert de levier de pas collectif.

Prochaine étape la semaine prochaine, le module radio, son installation, ces modifications et son appréciation.

Bon vol !

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