Le long et tortueux parcours du chasseur F-35.

par Ciel Québécois

31 juillet 2010

Récemment, nous apprenions que Le gouvernement canadien a confirmé l’achat de 65 avions de chasse furtifs F-35 pour remplacer les CF-18 Hornet. Je me propose donc de vous entretenir sur le nouveau chasseur Lockheed Martin F-35 qui équipera notre aviation militaire prochainement. Photo: Lockeed Martin

Récemment, nous apprenions que Le gouvernement canadien a confirmé l’achat de 65 avions de chasse furtifs F-35 pour remplacer les CF-18 Hornet. Je me propose donc de vous entretenir sur le nouveau chasseur Lockheed Martin F-35 qui équipera notre aviation militaire prochainement.

Comme vous pourrez le constater, le parcours vers la commercialisation de cette avion s’avère long et tortueux. On parle ici de la 5e génération d’avion de chasse pour l’armée américaine et ce programme doit déboucher sur la production de trois variantes d’un même appareil ayant 80% de compatibilité sur la structure, les pièces et pratiquement 100 % au niveau de l’avionique. Bref, il y aura trois modèles de F-35; le F-35A CTOL (à décollage et atterrissage conventionnel), le F-35B STOVL (à décollage court et atterrissage vertical équipé de tuyères bidimensionnelles), et finalement le F-35C CV (décollage conventionnel) muni d’un crochet pour les catapultes des porte-avions.

Initialement, la Marine américaine avait retenu quatre soumissionnaires pour ce méga contrat de 300 milliards. Les sociétés en mesure de répondre au cahier de charges pour ce genre d’appareil furent Boeing, Lockheed Martin, Bae Systems, et Northrop Grumman. Le gagnant de cette compétition hors du commun fut finalement la société Lockheed Martin avec son prototype F-35. Selon les promesses du constructeur, le nouveau F-35 offrira une autonomie de vol représentant deux fois celle des chasseurs actuels et des caractéristiques de vol hors du commun. Aussi l’appareil se posera verticalement à l’aide de tuyères bidimensionnelles.

Néanmoins, le programme de construction du F-35 commença d’une façon dramatique. En effet, le ministère de la Défense changea le cahier de charges après avoir accordé le contrat à Lockheed Martin. En plus des caractéristiques initiales, ceux-ci exigèrent un avion capable d’être furtif dans le but d’invalider les radars ennemis. L’appareil modifié jouera un rôle de protection en escortant des avions furtifs et non furtifs dans les zones ennemies.

Finalement, le F-35A CTOL (conventionnel décollage et atterrissage) s’est bien tiré d’affaires dans ses essais à la base Edwards démontrant de belles qualités pour les décollages et atterrissages courts. Il fut le premier à être testé en vue de la commercialisation à grande échelle. En ce qui concerne le F-35B STOVL, ce dernier a complété son premier vol récemment et est en retard sur le programme prévu. Finalement, le F-35C CV destiné à l’US NAVY est toujours en développement.

Le F-35 devrait être le premier avion de combat dans le monde en 2040, il  est quatre fois supérieur aux avions actuels de combats américains comme le F-15 ou le F-16. Pour le moment, le F-35A atteindra la vitesse de Mach 1,7 avec son moteur F-135 Pratt &Whitney qui produit une poussée de 28,000 lb et de 48,000 lb en postcombustion. D’autres motorisations sont aussi prévues selon les différentes variantes.

On estime que plus de 3,000 Lockheed Martin F-35 seront construits d’ici 2035. Les pays qui se sont engagés à faire l’acquisition du F-35 sont : La Hollande, l’Italie, le Canada, la Turquie, l’Australie, la Norvège, le Danemark, la Corée et bien entendu les États-Unis. Récemment, l’armée américaine et ses partenaires ont ouvert un centre d’entraînement à la Naval Air Station de Patuxent River aux États-Unis. Pendant ce temps, les trois programmes du F-35 ont déjà excédé de 16G$ US les 70G$ US initialement budgétisés et le programme enregistre déjà un retard de deux à trois ans sur l’agenda. Les premières livraisons du Lockheed Martin F-35 sont prévues pour 2016.

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