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Anecdotes de pilotes

Le pilote est toujours responsable!

Je m’appelle Marco Laforest et je suis un passionné d’aviation. Photo: Marco Laforest

Je m’appelle Marco Laforest et je suis un passionné d’aviation.  Pour moi devenir pilote est la concrétisation d’un rêve. J’ai débuté ma formation de pilote privée en janvier 2009. Par conséquent, suite aux précieux enseignements de mon instructeur Pierre Thiffault, j’ai réussi à acquérir les habiletés nécessaires pour réaliser mon vol voyage en solo au début du mois d’août 2009.

Voici le résumé de ce vol: Le parcours prévu est CSK3 (Mascouche)-CSR3 (Victoriaville)-CYRQ (Trois-Rivières)-CSK3. La température est idéale 26 degrées celcius, pas de nuage, visibilité illimitée. Mon parcours jusqu’à Victoriaville se déroule très bien, à part un détour par Drummondville, c’est là que j’ai compris, pour de bon, le besoin d’ajuster son conservateur de cap fréquemment. La suite vers Trois-Rivières est tout aussi douce et agréable. Le départ de Trois-Rivières s’est effectué avec délicatesse et je prévoyais un retour facile, car je revenais en terrain très bien connu, ma deuxième maison, l’aéroport de Mascouche.

J’approche des installations de l’aéroport de Mascouche, je suis à environ 5 miles nautiques, je change donc de fréquence pour celle de l’aéroport et commence à annoncer mes intentions. Je prévois survoler la piste et faire un 180 degrés pour intégrer le mi-vent arrière gauche de la piste 11. Je fais donc ma deuxième annonce sur la radio MF avant de traverser la piste. Au même moment, un autre avion s’annonce. Il est à 3 miles nautique derrière moi avec les mêmes intentions. Je fais une autre annonce du côté inactif. J’entends de nouveau le pilote de l’avion qui me suit s’annoncer avant de passer à la verticale de la piste. Je présume toujours qu’il me suit et qu’il m’a vu, je continue donc mes procédures comme il se doit, mais une petite hésitation me fait allonger mon parcours jusqu’à la rivière avant de faire mon virage. Juste avant de virer j’annonce mes intentions et effectue un virage de 180 degrés. À la fin du virage, à ma grande surprise, j’ai un Cessna 172 en plein visage à mes deux heures. Celui-ci est probablement à 50 mètres!!! Whow!, J’ai à peine le temps de braquer à gauche (lui aussi d’ailleurs) et une colision en vol est évité de justesse. Selon ma perception, nos roues devaient se trouver à environ 25 pieds l’une de l’autre…

Suite à l’incident, pas la peine de vous dire que j’ai eu chaud. Les mains moites et le cœur à fond de train. J’ai continué mon approche dans le circuit, mais j’ai dû me reprendre à deux reprises pour me poser avant d’avoir toute la concentration nécessaire. À ce moment précis, j’en ai voulu à l’autre pilote, car selon moi j’avais respecté toutes les procédures et directives enseignées par mon instructeur. Avec le recul, je vois les choses différemment.  Cela est probablement dû à mon peu d’expérience. Dans les faits, je compare cette situation avec la conduite automobile.  En effet, ce n’est pas parce que l’on suit rigoureusement toutes les règles de sécurités qu’aucun incident ne peut arriver.

En conclusion de cette histoire, on peut dire que le pilote demeure le seul responsable de ses actes surtout en ce qui concerne la sécurité. Dans cette anecdote, lorsque je suis arrivé du côté inactif, j’avais déjà un doute sur l’avion que me suivait et je n’ai pas établi clairement un contact visuel avec celui-ci. À partir du moment où ce doute s’est installé j’aurai dû faire le nécessaire avant de procéder aux manœuvres d’intégration de circuit, par exemple un virage de 45 degrés pour avoir un contact visuel avec mon trafic.  De plus, j’aurais dû confirmer avec l’autre pilote qu’il m’avait bien en vue. Voilà une leçon que je ne suis pas près d’oublier! Bon vol à tous!

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