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Blogue de l'instructeur

Le test en vol.

Un pilote d’avion doit subir plusieurs examens. Photo: Frédéric Durand

Aucun pilote n’y échappe, et bien que ce soit stressant et déplaisant, les tests en vol sont indispensables au maintien des compétences des équipages de conduite. Permettez-moi maintenant de vous expliquer le schéma type de ce genre de test.

Partie au sol

Tout d’abord, il y a une partie théorique que vous ferez au sol avant le décollage. L’examinateur vous posera quelques questions techniques sur l’appareil que vous utiliserez, sur les mesures de sécurité, ainsi que sur les procédures de vol en rapport à la licence que vous souhaitez obtenir. Ces questions sont souvent à double sens, et l’examinateur tentera surement de vous piéger, mais généralement, il vous mettra sur la voie s’il voit que vous êtes en difficulté. À ce stade, il est pratiquement impossible d’échouer un test, à moins de répondre n’importe quoi.

Partie en vol

Ensuite, ce sera la partie en vol. Avant de partir, le testeur vous fera un briefing. Il vous expliquera l’enchainement des manœuvres à exécuter, mais sans vous dire à quel moment il simulera les urgences. Généralement, il y a deux ou trois pannes simulées, dont une panne moteur. Le contrôle de l’avion lors de la panne moteur est l’élément le plus important du test. Vous la manquez et c’est l’échec à coup sûr. Pour les autres manœuvres, il y a une certaine tolérance. Et pour ce qui est des manœuvres à effectuer, cela dépend évidemment du type de licence convoitée.

Un test en vol est très stressant. Le stress culminera quelques minutes avant de débuter, au point que vous aurez peut-être l’impression d’avoir tout oublié ce que vous saviez. Efforcez-vous de contrôler votre nervosité. Dites-vous que l’examinateur est là pour vous faire réussir et non pour vous faire couler.

Le stress est un facteur incontrôlable. On voudrait l’éliminer, mais on ne peut pas. Toutefois, il y a quelques facteurs sur lesquels on a le contrôle. Il n’y a malheureusement pas de recette magique qui permette de réussir un test en vol à coup sûr, mais on peut mettre le maximum de chance de notre côté avec quelques trucs très simples.

Photo: Jean-François Charette

  • Commencer à vous préparer mentalement quelques semaines d’avance;
  • Visualiser votre vol et les manœuvres à accomplir, réciter vos « check-lists » régulièrement dans votre tête;
  • Assurez-vous que les conditions météo soient acceptables et relativement clémentes;
  • Ayez en main tous les papiers nécessaires. Médical, calcul de masse et centrage, rapport météo, carnet de vol, papiers de l’avion, etc;
  • N’hésitez surtout pas à poser des questions à l’examinateur si vous ne comprenez pas clairement sa demande, en vol ou au sol, il ne vous le reprochera pas;
  • Lors du test, n’abandonnez pas même si vous croyez avoir raté une manœuvre. Restez concentrer et poursuivez. Votre erreur n’est peut-être pas aussi pire que vous ne le croyez;
  • Ne vous inquiéter pas si l’examinateur prend beaucoup de notes, ce n’est pas nécessairement négatif. Et ne tentez pas de les lire, cela ne peut que vous déconcentrer. Essayez plutôt de le voir comme un simple passager;
  • Ayez confiance en vous. Si vous êtes là, c’est que votre instructeur considère que vous avez toutes les compétences et les connaissances requises pour réussir.

Rappelez-vous, la clé du succès réside dans la préparation. Les premiers tests que vous subirez seront les plus énervants, mais le sentiment de joie et de fierté que vous ressentirez après leur réussite est tout simplement inoubliable. Plus tard, en compagnie, ces examens deviendront presque une simple routine. On s’habitue à tout !

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